Donald Trump à Washington, aux États-Unis, le 18 mai 2026. ( AFP / KENT NISHIMURA )
L'ultimatum de Donald Trump est respecté : le président américain avait donné à l'UE jusqu'au 4 juillet, jour des 250 ans de l'indépendance américaine, pour ratifier l'accord sur les droits de douane négocié l'été dernier à Turnberry, en Ecosse.
Il ne reste plus qu'un ultime feu vert des eurodéputés pour entrer en vigueur. Ce mercredi 27 mai, les 27 pays de l'Union européenne ont entériné le compromis trouvé avec le Parlement sur l'accord commercial conclu l'an dernier avec Washington. Les diplomates des Vingt-Sept ont ainsi approuvé le texte négocié avec les parlementaires européens la semaine dernière. Il vise à supprimer les droits de douane appliqués dans l'UE sur la plupart des biens importés des Etats-Unis, en échange du plafonnement à 15% des taxes imposées par le président américain Donald Trump sur les produits européens.
Les eurodéputés devraient à leur tour valider formellement le compromis mi-juin lors de leur prochaine session plénière à Strasbourg, après un passage en commission mardi prochain, à temps pour respecter l'ultimatum de Donald Trump. Le président américain a donné à l'UE jusqu'au 4 juillet, jour des 250 ans de l'indépendance américaine, pour ratifier l'accord sur les droits de douane négocié l'été dernier à Turnberry, en Ecosse.
Fin d'un feuilleton aux multiples coups de théâtres
Dans leur compromis, le Parlement européen et les représentants des 27 ont assorti la suppression des droits de douane européens de quelques garde-fous. Ces mesures ont cependant été revues en baisse par rapport aux exigences des eurodéputés, pour ne pas provoquer de nouvelles tensions avec Washington. Il est notamment prévu que la mesure expirera fin 2029, après la fin du mandat de Donald Trump, à moins qu'une prolongation ne soit votée d'ici là. Le Parlement voulait fixer cette clause dite "sunset" (coucher de soleil) à mars 2028, mais a accepté de la repousser, pour ne pas froisser Washington. Une autre clause dite "sunrise" (lever de soleil), qui conditionnait l'entrée en vigueur de l'accord à la réduction des droits de douane sur les composants en acier et aluminium européens, a quant à elle été abandonnée.
Le feuilleton de la ratification de l'accord de Turnberry touche ainsi à sa fin, après de multiples coups de théâtres. Le Parlement, jugeant l'accord défavorable à l'UE, avait suspendu le processus à plusieurs reprises, notamment en raison des menaces d'annexion du Groenland par les Etats-Unis en début d'année. Mais la Commission européenne a défendu ce pacte sur les droits de douane tout au long du processus, au nom de la préservation des relations entre l'UE et son premier partenaire commercial.
4 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer